Le col­lec­tif de parents d'élèves "Gilets jaunes", opposé à la réforme des rythmes sco­laires en pri­maire, rejette dans un com­mu­ni­qué toute asso­cia­tion avec les attaques "ad homi­nem" contre la nou­velle ministre de l'Education natio­nale, de l'Enseignement supé­rieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem.

"Soucieux de la loi"

Les Gilets jaunes démentent en par­ti­cu­lier "toute impli­ca­tion directe ou indi­recte dans des mani­pu­la­tions de docu­ment asso­ciant la ministre nou­vel­le­ment nom­mée à des inten­tions com­mu­nau­ta­ristes", fai­sant réfé­rence à une fausse lettre offi­cielle dans laquelle la ministre pro­po­se­rait des cours d'arabe gra­tuits aux maires. "Nous sommes sou­cieux des enfants et de leur ave­nir, sou­cieux de la loi", soulignent-ils, et "nous assu­rons la ministre de notre indi­gna­tion face aux basses manoeuvres dont elle fait l'objet".

Pour autant, le col­lec­tif conti­nue à pen­ser que le gou­ver­ne­ment et le minis­tère de l'Education natio­nale font preuve d'un "com­plet égare­ment" en géné­ra­li­sant la réforme des rythmes sco­laires dans toutes les écoles pri­maires publiques à la ren­trée 2014, et déplore "leur sur­dité for­cée face à la raison".

Entre 100 et 300 per­sonnes ont défilé à Paris samedi der­nier à l'appel des Gilets jaunes, du Conseil d'Etat au minis­tère de l'éducation natio­nale, pour pro­tes­ter contre les nou­veaux rythmes scolaires.